Enseignement supérieur et recherche scientifique : des centaines de brevets d’invention dormants depuis 2011

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Pas moins de 237 brevets d’invention ont été enregistrés depuis 2011 dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dont la majorité des brevets dormants, a appris l’APS à Oran de la sous-directrice d’innovation et de la veille technologique à la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT).

« Au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), nous avons recensé, depuis 2011 et jusqu’à décembre de l’année en cours, 237 brevets d’invention, issus des établissements et centres de recherche essentiellement », a indiqué Maya Cherfaoui à la presse en marge d’un séminaire international sur les nouvelles frontières de la propriété industrielle: états des lieux et perspectives de l’Ecole nationale Polytechnique d’Oran (ENPO).

« La grande majorité de ces brevets sont malheureusement dormants, c’est à-dire qu’ils n’ont pas été exploités ni par l’octroi de licences ni par la création d’entreprises innovantes », a-t-elle souligné, faisant savoir que cette situation a interpellé les autorités.

Pour pallier cette situation, la 3e loi de la recherche Scientifique, promulguée en décembre 2015, apporte, selon Mme Cherfaoui, des mécanismes et les outils pour booster cette situation et favoriser l’émergence d’un écosystème axé sur la valorisation de la recherche, la dynamisation de l’exploitation des brevets, le transfert technologique et l’innovation en renforçant principalement les liens entre recherche et entreprise.

Le ministère compte, également à travers la DGRSDT, axer ces actions présentes et futures sur la mise en place d’incubateurs au sein des universités, qui permettront aux étudiants développant une créativité d’être accompagnés dans leurs projets innovants, a indiqué la même responsable.
Trois incubateurs sont déjà mis en place, l’un au Centre de développement des technologies avancées (CDTA) à Alger, le deuxième en construction à l’université Tlemcen et un dernier à Constantine, a-t-elle énuméré.

Pour ce qui de l’accompagnement de l’étudiant innovateur, elle a fait savoir que le rôle des incubateurs dans l’accompagnement des porteurs de projets s’arrête dès l’établissement d’un registre de commerce, annonçant qu’actuellement un projet est en étude au niveau du ministère pour la création de pépinières d’entreprises au niveau des universités pour l’hébergement des start-ups nouvellement créées et pour pouvoir accompagner les jeunes inventeurs et les orienter dans le bon sens.

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