Virée dans l’ancienne capitale ziride Achir au profit d’enseignants et d’étudiants en archéologie

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Une virée touristique a été organisée samedi au site de l’ancienne capitale des zirides, Achir, dans la commune de Kef-Lakhdar, à 88 km au sud-est de Médéa, au profit d’enseignants et d’étudiants en archéologie de l’université Yahia Fares de Médéa, sur initiative de la direction du Musée régional des arts et des traditions populaires.

Cette visite, encadrée par archéologues issus de l’Institut d’archéologie d’Alger et l’Office national de gestion et d’exploitation du patrimoine culturel protégé, permettra à ce groupe d’enseignants et d’étudiants de faire une immersion dans les profondeurs de l’histoire de la région, en particulier l’époque ayant marqué le début d’édification des premières grandes villes au niveau du Maghreb.

L’occasion sera également mise à profit par les futures diplômés d’archéologie pour parfaire leurs connaissances tant au plan historique que technique, sur les différentes phases de construction de la première capitale de l’ère Fatimide en Algérie, qui aboutira, quelques années plus tard, à la fondation par les Senhadjas, alliés fidèles des Fatimides, de deux autres villes, situées respectivement à Méliana, dans l’actuel Ain-Defla, et Mezghena, au nord-est de Médéa, a-t-on signalé auprès des organisateurs.

Achir fut fondée par le roi Ziri Benmenad Es-Senhadji, vers l’an 936, en signe d’allégeance au calife fatimide Abou El-Kassem el Kaim. L’emplacement de cette future Capitale fut choisi en raison de sa position stratégique, d’autant que le site culminait à plus de 1400 mètres d’altitude, constituant donc un obstacle pour d’éventuels assaillants, outre l’abondance des sources d’eau et des terres fertiles, à l’intérieur de ce périmètre qui s’étend sur plusieurs hectares.

La construction de la ville d’Achir s’est faite en trois étapes. La première a consisté en le choix de l’emplacement, la deuxième en l’édification des murailles et, enfin, la construction des palais, des hammams et autres infrastructures indispensables à la vie en communauté.

Ziri Benmenad a fait appel, pour l’édification de cette ville, aux meilleurs architectes et maçons de l’époque qui exerçaient, notamment à Souk Hamza (Bouira) et à M’sila. Les matières ayant servi à la construction d’Achir ont été récupérées des ruines d’anciennes villes romaines édifiées dans la région.

La ville connut, peu de temps après son édification, un grand essor économique et attira, très vite, de nombreux chroniqueurs, historiens, poètes et autres scientifiques, outre l’arrivée massive de marchands et de négociants qui vont contribuer à l’apogée du règne des Senhadja.

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