Le syndicat algérien du corps paramédical décide de geler sa grève périodique

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Le syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a décidé samedi 3 Février 2018 de geler sa grève périodique pendant trois jours, enclenchée depuis plus de trois semaines, après « satisfaction » par le ministère de la
Santé, de la Population et de la réforme hospitalière de certaines de ses revendications.

Dans une déclaration à l’APS, le secrétaire général du SAP, Lounes Ghachi, a précisé que la « décision de geler la grève prise par le conseil national du syndicat qui s’est réuni samedi, intervient à la suite de la réunion
tenue mercredi dernier avec la commission de dialogue et les partenaires sociaux au ministère de la Santé et des résultats positifs ayant sanctionné cette rencontre ».

L’intervenant a fait savoir que le ministère « a répondu positivement aux plus importantes revendications, en l’occurrence le règlement du dossier du harcèlement exercé contre certains syndicalistes locaux, notamment dans les
wilayas de Djelfa et Bejaia », ajoutant que les « autres revendications requièrent du temps, mais le ministère a exprimé sa disposition à les examiner ».

M. Ghachi a révélé que le dialogue avec la tutelle « reprendra prochainement » sans toutefois fixer de date pour l prochaine réunion avec les représentants du ministère de la Santé. M. Salim Belkacem, conseiller
au ministère, avait précisé à l’APS que le dialogue engagé avec les partenaires sociaux a permis de « régler tous les conflits sociaux à l’origine de la grève », ajoutant qu’un groupe de travail sera installé pour
le suivi du dossier des travailleurs du corps paramédical.

Le tribunal administratif près la Cour d’Alger avait déclaré lundi dernier « illégale » la grève, ce qui a contraint le ministère à « obliger l’administration à respecter les dispositions judiciaires régissant les relations de travail et les dispositions relatives au statut général de la fonction publique ». Il a été décidé également de considérer les « personnels qui déclarent être en grève et ne rejoignent pas leurs postes de travail,
dans une situation d’abandon de poste, s’exposant ainsi à de multiples mesures administratives.

Les travailleurs du corps paramédical ont soulevé une série de revendications socioprofessionnelles, notamment la révision de la carrière professionnelle, l’accès au système LMD, l’octroi des primes d’encadrement
et de documentation, la sécurité au sein des hôpitaux, la promotion des aides-soignants, la formation des paramédicaux et le recrutement infirmiers ayant une licence dans le domaine.

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