Rentrée universitaire 2021-2022: adoption d’une série de mesures pour une rentrée réussie

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a pris une série de mesures pour garantir la réussite de la rentrée universitaire 2021-2022.

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Rentrée universitaire 2021-2022: adoption d’une série de mesures pour une rentrée réussie

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a pris une série de mesures pour garantir la réussite de la rentrée universitaire 2021-2022, à travers l’adoption du principe de gouvernance dans la gestion des opérations administratives, et l’actualisation du protocole sanitaire de lutte contre la pandémie outre le renforcement des ressources humaines et matérielles pour une formation de qualité.

Dans un entretien à l’APS, le premier responsable du secteur Abdelbaki Benziane a souligné que l’adoption du principe de gouvernance dans la gestion de l’Université a permis de « contrôler » plusieurs opérations complexes notamment la gestion du dossier d’orientation des nouveaux bacheliers (session 2021), dont le nombre important a dépassé les prévisions du ministère.

M.Benziane a précisé qu’il a été procédé à l’orientation de 332.837 bacheliers sur un total de 345872 élèves, soit 99,73%, estimant que « le défi a été relevé grâce à la conjugaison des efforts de la communauté universitaire », ajoutant que « plus de 71% des nouveaux bacheliers ont été orientés vers leurs trois premiers choix ».

L’adoption de la moyenne pondérée en tant que critère d’orientation « a contribué favorablement cette année à améliorer l’accès à certaines spécialités très demandées », a-t-il ajouté, soulignant « qu’en plus de la moyenne obtenue au baccalauréat, la moyenne des sciences de la nature et de la vie a également était comptabilisée, car il s’agit d’une matière essentielle pour cette spécialité, ce qui a permis de baisser la moyenne minimale de 16,19 l’année dernière à 15,86 cette année pour les bacheliers de la filière des sciences de la nature et de la vie (prioritaires).

En prévision de ce rendez-vous, les services du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’attèlent à une évaluation de l’expérience du dispositif hybride qui s’appuie sur une alternance d’enseignement en mode présentiel et en distanciel.

Imposé par la pandémie de Covid-19, ce dispositif s’appuie sur l’enseignement en présentiel pour les unités fondamentales et méthodologiques et le mode à distance pour les unités transversales et de découverte.

Réception de nouvelles infrastructures pédagogiques et recrutement d’enseignants
Pour améliorer les conditions pédagogiques, le ministère s’emploie à augmenter le nombre de places pédagogiques et de lits avec la réception, en prévision de la rentrée universitaire 2021/2022, de 21.200 places pédagogiques et de 10.670 lits et l’affectation de 1.400 nouveaux postes budgétaires pour le recrutement des enseignants, ce qui portera le nombre d’enseignants-chercheurs à 65.509, permettant ainsi de maintenir le niveau d’encadrement pédagogique national qui est d’un (1) enseignant pour dix (10) étudiants.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique verra également, cette année, l’inauguration des Ecoles nationales supérieures des mathématiques et de l’intelligence artificielle devant accueillir les premières promotions composées de 200 étudiants chacune.

Concernant l’encadrement, M. Benziane a fait état de la constitution d’une équipe intégrée regroupant des compétences scientifiques issues de différents établissements universitaires à travers le pays, laquelle sera chargée d’élaborer des programmes de formation assurant un niveau d’enseignement exceptionnel, la moyenne d’encadrement étant estimée à un (1) enseignant pour dix (10) étudiants.

« La liste des enseignants-chercheurs a également été élaborée à 95% dans les différentes filières et spécialités y afférentes, les cours devant être assurés en arabe, en français et en anglais », a soutenu le ministre, soulignant que des compétences nationales établies à l’étranger seront sollicitées pour l’enseignement ou la formation à distance ou en présentiel en cas d’amélioration des conditions sanitaires.

S’agissant de la formation doctorale, M. Benziane a affirmé que ses services avaient décidé de procéder à une évaluation précise et approfondie de l’efficacité de la formation dans ce cycle concernant notamment le nombre d’inscrits chaque année, les débouchés offerts par cette formation et son coût élevé.

« Une commission de réflexion a été mise en place, qui présentera les conclusions de son travail en septembre prochain avant d’élaborer une approche fixant les modalités d’élaboration des offres de formation en doctorat ainsi que le nombre de postes », a-t-il expliqué.

M.Benziane a fait savoir, par ailleurs, que le budget global de la recherche scientifique avoisinant les 9 mds DA est destiné au financement des centres de recherches scientifiques et des différents projets, outre le lancement de 150 programmes nationaux de recherche inscrits au titre de l’année en cours. Ces derniers concernent les domaines prioritaires (santé, sécurité alimentaire et sécurité énergétique).

Quant aux nouvelles structures de recherche scientifique, trois (03) plateformes technologiques, àsavoir: une plateforme d’automatisme (Sidi Bel Abbès), une plateforme de robotique (Oran) et une plateforme technique dédiée aux analyses physiques et chimiques (Mostaganem) seront réceptionnées.

Le ministre a affirmé que « son département oeuvre à la concrétisation de l’objectif escompté celui de garantir une formation de qualité adaptée aux besoins du marché et de faire de l’université algérienne une véritable locomotive à même de relancer l’économie nationale et de consacrer la relation étroite qui lie l’université à son environnement économique et social ».

 

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