Interview de M. Sébastien DHÉRINES, Président de l’École Hexagone (France) : « C’est l’École Hexagone qui viendrait aux étudiants algériens »

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Interview de M. Sébastien DHÉRINES, Président de l’École Hexagone (France) : « C’est l’École Hexagone qui viendrait aux étudiants algériens »

Le salon de l’étudiant algérien était prévu en juillet dernier, mais à cause de la pandémie, il aura, finalement, lieu les 23 et 24 Octobre 2021 au palais de la Culture Moufdi Zakaria à Alger de 10h00 à 18h00. Ce report vous a-t-il posé des problèmes ?
Il n’y a pas lieu du tout de parler d’un quelconque problème, car il suffit tout simplement de s’adapter.

Ce sera pour la première fois que l’École Hexagone serait présente au Salon de l’étudiant algérien 2021 ?
Effectivement. Nous comptons déjà trois Campus français, à Clermont-Ferrand, à Grenoble et à Versailles, un quatrième à Tunis et un cinquième en Arabie Saoudite. Nous comptons donc envisager un Campus en Algérie. Et c’est donc la raison pour laquelle on s’est inscrit au Salon de l’étudiant algérien, justement pour savoir comment les étudiants algériens pourraient s’adapter à nos cursus de formation. Il faut donc d’abord rencontrer les personnes concernées pour cerner leurs préoccupations. Et là on parle aussi bien des étudiants que des responsables des entreprises pour tenter de répondre à leurs besoins.

Pouvez-vous nous présenter succinctement l’École Hexagone ?
C’est une École supérieure d’informatique à partir du Baccalauréat et on accepte également les admissions parallèles après un BTS, par exemple. Et donc on forme des ingénieurs en informatique qui vont pouvoir exercer différents métiers. Ça peut être développeur de sites Internet, ça peut être aussi administrateur de bases de données, administrateur réseaux, ou des métiers plus récents comme Data Analyst, Data Scientist, etc.
Aujourd’hui, l’École Hexagone est implantée à Versailles, Clermont-Ferrand et Grenoble depuis l’année dernière.
Nous avons un Campus aussi à Riadh en Arabie Saoudite qui ouvre. Le Campus de Tunis sera prêt dans les prochaines semaines, puisqu’on se trouve actuellement à la finalisation des locaux.
La question d’une ouverture en Algérie est sur la table. Il faut dialoguer avec les parties prenantes, et si tout le monde y trouve son compte, alors il faudra se lancer !

Au lieu que les étudiants se déplacent en France pour étudier à l’École Hexagone, c’est donc finalement cette école qui viendrait chez les étudiants algériens ?
C’est exactement ça. Et c’est bien avantageux pour les étudiants algériens, car cela leur permet d’économiser sur le plan financier, et de ne point connaitre les problèmes d’hébergement, d’autant qu’il y a aussi l’économie des coûts des déménagements et l’éloignement familial. Etudier à Alger serait plus simple donc.

Et qu’en est-il des programmes et de l’encadrement des étudiants ?
Il est très important de préciser d’abord que les programmes que l’École Hexagone proposerait aux étudiants algériens à Alger sont exactement les mêmes que ceux proposés aux Français et aux Saoudiens. Les deux seules différences qu’on pourrait relever ce sont la langue des études (le français) et les intervenants qui pourront être aussi bien français qu’algériens.

 Quels sont les conditions exigées pour s’inscrire à l’École Hexagone ?
Pour être admis il convient de réussir des tests de sélection qui nous permettent d’assurer un niveau homogène dans nos classes.
Il y a donc des épreuves en mathématiques, en algorithmes et logique, en français, en anglais et enfin en culture générale. Ces tests peuvent être organisés à n’importe quel moment de l’année.
C’est-à-dire qu’on peut s’inscrire à l’École Hexagone à n’importe quel moment de l’année. Nous avons également fait le choix d’avoir des petits effectifs, par exemple dans le Cycle Préparatoire : c’est-à-dire en première et deuxième année, ce sont des classes qui sont limitées à 18 étudiants.
Hexagone est une école généraliste en informatique. Les deux premières années composent donc le Cycle Préparatoire, et les trois dernières le Cycle Ingénierie. À la fin de la troisième année, les étudiants sont invités à choisir une spécialité : IT, IA, Cyber-Défense ou Villes connectées.

Quels sont les différents cursus proposés par l’École Hexagone ?
Le premier cursus n’est pas une spécialisation en soit. Il s’agit du cursus IT, qui est un cursus multidisciplinaire : l’étudiant choisira sa voie en fonction de ses expériences professionnelles en alternance.
Il y a ensuite le cursus en Intelligence Artificielle (IA), dirigé par le Dr Cyril-Alexandre PACHON, où l’on formera des Data Analyst, Data Scientist, Data Engeener, etc. Ce sont des métiers qui sont tournés autour de la Donnée et des Algorithmes. Ce sont des métiers en tension aujourd’hui et les entreprises s’arrachent ces profils.
Pour la rentrée de 2022, nous ouvrons les cursus Cyber-Défense et Villes connectées. Le cursus en Cyber-Défense sera dirigé par le Commandant Nicolas MALBEC.

Quelles sont les débouchées après avoir obtenu le diplôme de l’École Hexagone?
Les débouchés professionnels sont très vastes dans les métiers du numérique : développeur Web, le développement logiciel, infrastructures, sécurité, réseaux, télécommunications 5G, etc. Il y a également les métiers qui sortent un peu de la technique : comme ingénieur fonctionnel, ingénieur avant-vente. L’informatique offre une très large palette de métiers.

Quel est le coût de la formation à l’École Hexagone ?
En France, Les frais d’inscriptions sont de 8000 euros par an.
Pour l’École Hexagone en Algérie, c’est en cours de réflexion.
En tous les cas, en Algérie, on fera tout pour nous adapter au marché local. Ce qui prouvera que l’École Hexagone n’est pas une école strictement réservée aux élites.

 

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