Enseignants-candidats aux élections : un casse-tête pour Benghabrit

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Le secteur  de l’enseignement  risque d’être, encore une fois, une victime collatérale des prochaines élections locales.  Cela peut paraître paradoxal, mais c’est pourtant une vérité.

Et pour cause, des centaines, voire même plus d’un millier de candidats à ces élections, sont des enseignants issus des trois paliers (lycée, moyen et primaire) et sont donc appelés  à prendre part, pour ceux dont les candidatures sont validées, à la campagne électorale qui va démarrer le 29 octobre.

Pendant trois semaines, ces enseignants   vont devoir battre la campagne et seront donc absents au niveau de leurs écoles.

La question est de savoir si le ministère de l’Education a pris des dispositions pour pallier à cette absence d’enseignants, notamment pour les classes d’examens.

« En principe, tout enseignant avant de s’engager dans une élection, ce qui est tout à fait de son droit, doit informer sa tutelle. Est-ce que tous les candidats l’ont tous fait ? Je ne saurais vous répondre », nous explique un ancien conseiller de Mme Benghabrit qui doute que des mesures soient déjà prises.

« En l’absence d’une directive précise, je pense que les chefs d’établissements évalueront la situation et prendront des mesures en fonction des situations auxquelles ils seront confrontés,  mais après les élections, les enseignants élus bénéficieront de détachements et à ce moment là, il faudra les remplacer, car ils ne pourront plus enseigner », ajoute notre interlocuteur.

En fait, ce problème se pose à chaque rendez-vous électoral (législatif et local), le secteur de l’enseignement ayant toujours été un grand pourvoyeur de candidats.

Mais au niveau du ministère, il n’y a pas eu un travail de réflexion et d’analyse pour cerner cette problématique dans ses différents aspects statistiques, juridiques et pédagogiques, afin d’anticiper ses incidences.

N’est-il pas temps pour ces mêmes responsables du ministère de l’Education de mettre en place des garde-fous juridiques et réglementaires pour que les élèves ne soient plus sacrifiés sur l’autel des ambitions politiques des enseignants-candidats, même si ces derniers sont tout à fait dans leur droit de briguer un mandat électif.

Source Algérie1

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