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Universités en Afrique : à la recherche de plus de mobilité académique dans le continent

Des chercheurs et universitaires ont appelé, mardi 22 mai 2018 à Oran, à plus de mobilité académique dans le continent africain.

S’exprimant lors d’une conférence initiée par le Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) et intitulée « L’Algérie et l’Afrique, hier et aujourd’hui », ces académiciens ont plaidé pour plus de mobilité des universitaires africains dans le continent, notamment à travers la coopération, le partenariat et les échanges.

Dans son intervention, le sociologue auprès du CRASC, Hassan Remaoun, a exprimé le souhait de création en Algérie, d’un centre de recherche sur l’Afrique, regroupant des sociologues, des anthropologues, des historiens et des chercheurs dans les sciences des linguistiques africaines, à l’instar des différents autres domaines.

« Il faut que nous accumulions un savoir sur l’Afrique contemporaine, afin de nous aider et éclairer dans notre démarche visant le renforcement des liens avec notre continent, mais également, pour servir l’Afrique et son développement humain et social », a-t-il souligné.

Au passage, le chercheur a évoqué l’intérêt historique que portait l’Algérie pour l’Afrique, notamment durant la guerre de la libération nationale, où le Front de libération nationale s’est penché sur le
continent en rejoignant la lutte des pays africains contre le colonialisme et l’impérialisme.

De son coté, l’universitaire Mohamed Miliani a estimé que la mobilité académique entre l’Algérie et les pays africains n’est pas à la hauteur des relations historiques de l’Algérie dans le continent africain, tout en appelant à une meilleure intégration académique inter-africaine.

Dans ce même ordre d’idée, il a fait savoir que 8.053 étudiants étrangers provenant de 59 pays suivent leurs études supérieures dans les universités algériennes, dont 90% viennent d’Afrique, notamment de sa région subsaharienne

La conférence, organisée également avec d’autres acteurs, à l’instar du Conseil pour le développement des sciences et de la recherche en Afrique (CODESRIA) basé à Dakar (Sénégal), à l’occasion de la journée mondiale de l’Afrique, a été marquée par d’autres interventions.

L’universitaire Mansour Kedider a animé une communication sur « les intellectuelles maghrébins et subsahariens: solidarité et dispersion », alors que l’universitaire Yamina Rahou a présenté une intervention intitulée « Le Codesria, une organisation au service de la recherche en Afrique ».

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